Permis A : le Plus Dur est-il de Repasser le Code ?

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Quand j’ai passé mon Permis A (Permis Moto), l’étape la plus difficile a pour moi été de repasser le code.

J’ai en effet 32 ans et ayant fait la « Conduite Accompagnée » à l’âge de 16 ans, mon examen théorique du Code de la Route était largement périmé. Dès lors qu’il a plus de 5 ans, il est considéré comme obsolète et doit donc être repassé.

Je me souviens bien de la première fois que je suis allé à l’Auto-Moto-école que j’ai choisie Une véritable sensation de « Retour vers le futur » ; je me revoyais adolescent dans ce petit bureau à l’ancienne, étrangement semblable à celui de mes 15 ans : les panneaux « Code Rousseau » aux murs, des chaises empilées dans un coin en prévision des cours de Code, le projecteur de diapositive Kodak Carousel qui a étonnamment résisté aux vidéoprojecteurs

 

Je pensais de façon franchement peu modeste que repasser le Code serait une « formalité » et que je m’en acquitterai rapidement. Quelle erreur ! Je l’ai compris dès le premier cours de Code auquel j’ai assisté, un soir après le travail.

Premier choc : le public. Je me sentais vieux. J’étais entouré de jeunes garçons et filles qui préparaient là leur premier passage à l’examen, âgés entre 16 et 20 ans. Un autre compère apprenti motard est arrivé quelques minutes après moi ; lui aussi visiblement plus âgé que la moyenne générale, on s’est compris au premier regard. Situation amusante !

Deuxième choc : les diapositives et les questions. Je me sentais largué. Je contestais intérieurement chacune des situations : « Non mais là dans la réalité on ne fait pas comme ça », « Oui mais en fait on voit pas bien là, j’aurais pas pris la photo comme ça », etc Bref, impossible durant les premières séries de faire moins de 10-12 fautes.

Troisième choc : les panneaux. Je les avais oubliés. Oh bien sûr, pas les principaux, mais j’ai rapidement compris (à force d’erreurs) que pour chaque panneau du Code de la Route, on peut rédiger au bas mot entre 3 et 4 questions relatives à celui-ci. Par exemple : le Risque de Chute de Pierres.

 

Questions :

Quelle est la signification du panneau ? >>> facile !
A quelle distance se situera le danger ? >>> Attention aux réponses trop rapides !
 Pourrai-je stationner avant le panneau ? après le panneau ? Effectuer un arrêt ? >>> Ca se complique !

Et d’autres questions peuvent être posées ; il suffit de constater que pour chaque panneau le Code de la Route les décrit très précisément, selon un long article dans lequel il est facile de piocher des éléments pour construire tout un tas de questions.

Citation de mon prof qui s’adressait à nous, les élèves :

Vous échouez au Code car vous ne connaissez pas vos panneaux !

C’est malheureusement bien vrai, je l’ai vite compris vu les fautes que je faisais et me suis résigné à tout réapprendre.

J’ai procédé de cette manière : j’ai acheté des App sur mon iPad et je me suis inscrit sur un site Internet, qui moyennant un abonnement de 4 mois m’a permis de réviser ardemment de chez moi, façon bachelier à deux jours des épreuves, tout un tas de séries diverses et variées.

Sur mon iPad, j’ai acheté le Livre du Code, très bien rédigé et vraiment pas cher (3€) relativement au prix des éditions en papier :

 

Également en tapant la recherche « permis » ou « code de la route », j’ai trouvé quelques applications qui proposent des séries et des entraînements à l’examen du Code.

J’ai bien dû dépenser 10 ou 12 € d’applications

Mais je dois dire que ce qui m’a le plus aidé c’est le site Internet. Les séries proposées sont bien et surtout, difficiles : panneaux rares, situations complexes, questions piégeuses.Tout cela est un peu inquiétant au premier abord car on fait beaucoup de fautes et l’on se dit « je n’y arriverai jamais », mais au final, avec le recul, cela m’a beaucoup aidé à réapprendre à penser Code de la Route, cesser de me torturer l’esprit à me dire « dans la réalité ce n’est pas comme ça » et échouer.

L’intuition n’a pas lieu d’être dans l’examen du Code de la Route ! Il faut répondre d’une manière robotique et c’est vrai qu’après avoir vécu 15 ans sur les routes à beaucoup conduire, on prend une tournure d’esprit qui n’est plus vraiment compatible avec cet examen.

Au final, après 2 mois de travail et quelques sueurs froides, j’ai repassé cette épreuve avec succès. Le soulagement fût immense lors que j’ai posé ma télécommande sur la borne et que l’inspectrice m’a dit : « C’est bon pour vous, 1 faute ! ».

On était bien loin de la « formalité » que je m’imaginais initialement !

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